C’est en 2000 que l’OCDE a réalisé la première évaluation internationale du PISA sur les connaissances et les compétences des élèves âgés de 15 ans. Plus de 250 000 élèves de 32 pays y ont participé. Au Canada, environ 30 000 élèves de 1 100 écoles des dix provinces ont subi les épreuves en anglais ou en français. Il fallait un vaste échantillon pour obtenir des estimations fiables relatives à chaque province, ainsi qu’aux systèmes scolaires anglophones et francophones du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

La lecture était le domaine principal en 2000, le repérage de l’information écrite, l’interprétation de l’information écrite et la réflexion sur l’information écrite étant les trois compétences évaluées en lecture. Les domaines secondaires étaient les sciences et les mathématiques. Les élèves ont aussi répondu à un questionnaire sur les facteurs qui contribuent à leur réussite, dont le contexte familial, le milieu de vie, ainsi que la participation et les aspirations des parents. L’analyse des résultats du questionnaire administré aux directrices et directeurs d’école a fourni des renseignements sur les effets des caractéristiques des établissements sur le rendement des élèves. L’évaluation du PISA 2000 était liée à l’Enquête auprès des jeunes en transition.

Le rapport, intitulé À la hauteur : résultats canadiens de l’étude PISA de l’OCDE. La performance des jeunes du Canada en lecture, en mathématiques et en sciences : premiers résultats pour les Canadiens de 15 ans, compare le rendement des élèves canadiens à celui des élèves d’autres pays, présente les résultats par province et fournit de l’information sur les facteurs qui influencent le rendement des élèves.

  • Dans l’ensemble, les élèves canadiens ont obtenu de bons résultats par rapport à ceux de la plupart des autres pays.
  • Seule la Finlande a affiché un rendement significativement supérieur à celui du Canada en lecture (matière principale), la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Irlande et le Japon affichant des résultats à peu près semblables.
  • Seuls la Corée et le Japon ont obtenu des résultats significativement supérieurs en mathématiques, et seuls la Corée, le Japon et la Finlande en ont fait autant en sciences.

Quelques faits saillants des résultats provinciaux :

  • La plupart des provinces ont fait preuve d’un rendement égal à celui des pays les mieux classés, et toutes ont obtenu des résultats équivalents ou au-dessus de la moyenne de l’OCDE. Des écarts significatifs entre les provinces sont ressortis dans chaque domaine.
  • À l’évaluation du PISA 2000, les filles ont fourni un rendement significativement supérieur à celui des garçons au test de lecture dans tous les pays et dans toutes les provinces. On n’a pas constaté de différence significative en sciences entre les élèves des deux sexes. Les garçons ont un peu mieux réussi que les filles en mathématiques, mais l’écart était beaucoup moins significatif qu’en lecture.
  • Dans toutes les provinces sauf le Québec, les élèves inscrits au système scolaire de la minorité linguistique ont offert un rendement en lecture significativement inférieur à celui des élèves du système scolaire de la majorité. En mathématiques, l’écart en faveur du système de langue majoritaire était évident dans une seule province, tandis qu’en sciences, les élèves du système anglophone ont surpassé ceux du système minoritaire francophone dans quatre provinces. Au Québec, aucun écart significatif n’a été enregistré dans l’un ou l’autre des domaines.
  • Le lien entre le statut socioéconomique et le rendement des élèves est moins direct au Canada que dans de nombreux autres pays.